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France :
M’CEO Group a remporté un nouvel appel d’offres en communication managériale.
Le thème : « Anticiper et accompagner les changements pour réussir un projet d’entreprise ». Merci à nos clients de leur confiance. Début de la mission : 30/03/2012.

Intervenants : Christophe LE VAILLANT/Nathalie FONTAN

 

Coaching rime avec Constructing®

(Dans notre série consacrée au Capital humain, un zoom sur le coaching).

Longtemps, je me suis demandé «mais pourquoi n’ai-je pas eu un coach pour m’empêcher de faire des bêtises ?». Je trouvais deux réponses : d’abord mes employeurs ne devaient pas assez croire en mes potentialités ; ensuite ce n’était pas forcément dans l’air du temps à la fin des années 90 ! Et puis, pour être tout à fait honnête, je n’étais pas prêt, je ne l’aurais pas accepté. J’avais  la certitude que le cours des choses était inéluctable. Il faut toujours laisser le temps faire son œuvre et en rabattre sur ses propres certitudes. Je dis souvent qu’on ne doit pas confondre certitudes et convictions. Les certitudes figent la pensée ; les convictions invitent à l’échange. Comment disséquer le capital humain sans parler de coaching ? J’ai remarqué que dans mon blog http://mceogroup.blogspot.fr/ en cinq ans d’existence, je ne l’avais jamais vraiment évoqué ! Et pourtant le développement personnel est un levier dans la communication managériale.

Beaucoup de gens s’auto désignent « coach ». Les coachs sont comme les feuilles mortes, ils se ramassent à la pelle ! Non seulement tout le monde « est » coach mais tout le monde veut «son » coach ! Entre le coach que l’on vous impose pour un coaching non désiré ; un coaching souhaité avec un coach inapproprié ; un coach efficient avec une lettre de mission floue ; un coach payé par l’entreprise pour une mission et un coaché qui attend autre chose… bref pas facile de se reconnaître dans toutes ces contradictions. Alors la profession (de quoi au fait ?) décide de se… professionnaliser. Syndicat, école, formation etc. Il y aurait donc les bons coachs d’un côté, les coachs certifiés et les autres ceux qui ne le sont pas, donc qui n’ont pas le droit de se déclarer coach. Ah si c’était aussi simple que cela…  la preuve il existe plusieurs définitions du coaching, de l’accompagnement, du développement personnel. La mienne est très simple, accessible au plus grand nombre : « Coacher c’est emmener une personne d’un point A à un point B » ! C’est tout bête, mais c’est aussi simple que cela. Alors bien sûr, il y a quelques méthodes : L’écoute, la reformulation, tout ce qui concerne la représentation, le triangle de Karpman, les 4 M, les 5 S, etc. Mais un bon technicien, fait-il un bon coach ? Catherine Caillard, papesse du coaching l’a écrit « Il n’est ni nécessaire, ni suffisant, d’avoir fait une formation pour être coach ». En fin de compte, pour être coach, il faut être légitime, avoir une capacité d’écoute, être très lucide sur ses propres convictions, sa personnalité et maîtriser des outils judicieux.  Reprenons ces points :

La légitimité : il faut bien avoir quelque avantage à prendre de l’âge ! Coacher un manager ou un dirigeant dans l’entreprise nécessite un minimum d’expérience. SI vous n’avez jamais connu un comité de direction, vécu des luttes de pouvoir, etc. vous aurez quand même beaucoup de difficultés à coacher un client ! Si vous faites une belle formation de coach sans avoir mis pieds dans une entreprise, bon courage !  La théorie, c’est épatant, cela permet de structurer sa pensée, mais la pratique, quand même…

Se connaître : il faut bien avoir quelque avantage à prendre de l’âge ! Là aussi… « Apprends-toi à te connaître et une fois que tu te connais, quittes-toi ! ». Qui d’entre nous ne s’est pas quitté au moins une fois pour se retrouver, là encore aura beaucoup de mal à coacher ! Bon courage ! Mon maître Jean Dutourd, disait que les journalistes qui professaient dans des Ecoles de Journalisme étaient des journalistes ratés. Un journaliste, sa place est dans un journal ! Idem pour les coachs/Psy ! Un coach n’est pas un psy. C’est fondamental de le redire. Si vous êtes mal dans votre peau d’une façon ontologique, allez voir un psy dans son cabinet. En revanche, un coach qui a fait un réel travail sur lui-même sera plus facilement en empathie avec vos questionnements, vos envies, etc.

Des trucs et astuces méthodiques : il faut bien avoir quelque avantage à prendre de l’âge ! (cf. un peu plus haut). Dernière chose, ne jamais entrer en dépendance avec son coach. Il ne sera jamais votre ami. Si votre coach veut devenir votre pote, fuyez-le ! Il ne pourra plus grand-chose pour vous. Un coach ne peut pas accompagner des personnes de son entourage amical. Coaching et intimité ne font pas bon ménage.

Ce n’est pas facile de faire fructifier le capital humain d’une entreprise ! C’est encore moins facile de faire fructifier son propre capital humain. Et pourtant, pourquoi la demande se fait de plus en plus pressante ? « Je ne sais plus comment faire ? » c’est souvent cette phrase qui revient au début d’un accompagnement. La personne ne sait plus comment faire ? Elle a envie de faire des choses, mais elle ne sait plus… son patron même souvent est perdu…

Oui, c’est de sens qu’il s’agit. De quête de sens. Redonner du sens à ce que l’on fait, pourquoi on le fait, pour qui on le fait…

Pour faire fructifier son capital humain, il faut parfois être aidé par un coach. Lequel ? Celui avec qui vous vous sentirez le mieux. Celui avec qui vous pourrez répondre : « c’est avec lui/elle que j’ai envie de faire un bout de chemin ». Confiance, confiance.

Christophe Le Vaillant

christophe.levaillant@mceogroup.fr

C’est quoi ça… le capital humain ?

« Le capital humain. Selon la définition de l’OCDE, le capital humain recouvre les connaissances, les  qualifications, les compétences et les autres qualités d’un individu qui favorisent le bien-être personnel, social et économique ». Cette définition officielle est méconnue. Un peu de réclame lui fera du bien. D’autant que je suis agacé de voir cette expression constamment abîmée, galvaudée, fracturée. En France, nous sommes trop riches et nous ne le savons plus. Entendre évoquer à longueur de temps « le capital humain  de l’entreprise c’est fondamental » ; « il n’y a de richesses que d’hommes » ; « il faut créer des emplois » ; « le chômage est un drame » ; « La formation c’est important » ; « L’Education de nos enfants c’est important » me consterne. Oui je suis consterné. Tant de mots, d’hypocrisie, de banalités. Tant de maux, de vérités, de choses essentielles. Oui, les femmes et les hommes dans l’entreprise cela compte énormément et pas seulement en période électorale ! Récemment, alors que je devais indiquer quels profils de clients, les sociétés que je dirige recherchaient, je concluais : « j’aimerais rencontrer des dirigeants qui considèrent que l’être humain n’est pas la première variable d’ajustement dans une entreprise ». Cette ‘sortie’ spontanée m’a paru à la fois honnête (le cynisme n’est pas mon fort) et diablement risquée… Au fait, existe-t-il encore des boites qui capitalisent sur leur personnel ? Le capital humain, un alibi ? un argument de communication ? une marque pour faire bien, se donner bonne conscience ? Il y a mille façons de considérer les êtres humains, comme un capital dans l’entreprise. Souvenez-vous la définition de l’OCDE : «(…) bien-être personnel, social et économique ». Tout est question de volonté. Que fait-on concrètement pour que l’individu reste un capital pour une entreprise ? A-t-on encore envie qu’il le reste ? Les communicants et les RH auraient de plus en plus de mal à se faire entendre. Je ne sais pas si c’est vrai. Ce que je sais, c’est que dans l’entreprise, de plus en plus de personnes ronchonnent des écarts constatés entre les paroles et les actes. C’est là le problème. Ce qui était acceptable hier, ou avant-hier, ne l’est plus ce jour et le sera encore moins demain. Le pire… c’est de devoir se poser toutes ces questions dans un pays comme le nôtre. De se poser des questions sur des évidences. Entendre parler de capital humain  alors que cette semaine une femme a du payer pour se faire licencier , est assez significatif des contradictions majeures de notre pays. Je suis un militant du management, qui veut faire avancer ses idées non pas pour lui mais pour ses clients. Faire fructifier les compétences des Hommes, oui, c’est un beau challenge ; faire en sorte que les équipes y croient encore, oui, c’est un beau challenge ; faire ressortir ce qu’il y a de meilleur en nous à donner aux autres, oui c’est un beau challenge. J’y crois encore, c’est fou ! Je suis persuadé que les dirigeants respectueux du bien-être de leurs collaborateurs existent encore.

 

Au Maroc, dans la presse, les publicités, les conversations, quand il est question de capital humain, les choses paraissent moins compliquées. Comme une évidence. L’évocation de la richesse humaine n’est pas une idée neuve dans ce pays. D’autant qu’il est associé à la compétitivité, la productivité des entreprises. En France, on croit tout savoir ; au Maroc, on sait qu’on a des choses à apprendre. Ca rend les rapports humains un peu différents. Rencontrer des gens qui ne sont pas comme vous, qui ne pensent pas comme vous, qui n’ont pas les mêmes références culturelles, politiques, religieuses que vous, en fin de compte c’est cela le capital humain. Ce n’est pas une question de posture, mais une question d’ouverture d’esprit.

Bien sûr, pour que le capital humain fructifie cela ne suffit pas. Il faut de la méthode. Développer son leadership ; cranter ses compétences ; enthousiasmer ses managers qui à leur tour motiveront  leurs équipes ; tout cela demande de l’expertise.

Capitalistes de tous les pays, humanisez-vous ! Vous serez encore plus riches !

Humanistes de tous les pays, capitalisez entre vous ! Vous serez encore plus riches !

Christophe Le Vaillant